A propos

IMG_1968Je m’appelle Capucine, j’ai 33 ans et je suis professeure de yoga. 

Je suis originaire de région parisienne, j’ai vécu 5 ans à Lille et 7 ans à Toulouse. Je suis travailleuse sociale et médiatrice culturelle. J’ai également travaillé sur l’organisation et la co-direction d’un festival et d’une association culturelle en région toulousaine. Je suis professeure de Yoga depuis 3 ans et suis installée à Champeix, dans le Puy de Dôme depuis août 2020.  

Je pratique le yoga depuis plusieurs années et c’est après la naissance de mon premier enfant que j’ai commencé à me poser des questions sur ma vie professionnelle. De plus en plus passionnée par cette pratique, j’ai tout d’abord eu envie de suivre une formation pour approfondir mes connaissances et aller plus loin dans ma pratique personnelle. Je me suis alors inscrite à l’Ecole Nationale de Professeur de Yoga pour y suivre une formation de trois ans. Pour des raisons personnelles, j’ai ensuite décidé de quitter mon travail dans le milieu du spectacle vivant et c’est quelques mois après la naissance de mon deuxième enfant que j’ai décidé de me lancer en tant que professeure de yoga.

img_1961-2Touchée par la nature et tous les éléments qui la composent, convaincue que tout ce qui nous entoure est sacré si on veut bien le voir, il me semble important de restaurer un équilibre entre les êtres humains et la nature. Ma pratique est très liée à ce qui se passe autour de nous, dans la nature à travers les saisons, dans le ciel à travers le cycle lunaire ou l’astrologie, mais aussi dans l’actualité.

Le corps humain et son intelligence me passionnent. Je crois qu’il nous faut redécouvrir nos propres rythmes et ceux de la nature car ils sont étroitement liés. Nous ne sommes pas coupés de notre environnement qui a un réel impact sur nous.

Ma vision du yoga n’est pas celle d’un outil au service d’un système patriarcal et capitaliste qui nous invite à être beau/belle, mince et en bonne santé pour correspondre à une norme qui n’existe pas. Au service d’un système qui nous prie d’être heureux.se à tout prix et nous laisse penser que la cause de notre malheur viendrait de nous et non de lui. Le yoga est une manière pour moi d’habiter son corps. Car je suis convaincue qu’il est impossible d’habiter le monde sans habiter son corps. Et tous les corps comme ils sont ont leur place dans le monde. Habiter son corps pour habiter la société et éviter que ce soit elle qui nous habite complètement. Le yoga est politique car une société vivante est une société où les individus qui l’habitent sont vivants. C’est bien l’individu qui fait le collectif et le collectif qui fait l’individu. Alors il nous faut prendre soin des deux car ils se nourrissent l’un de l’autre.

Je suis très sensible à l’écologie. Je suis aussi féministe car je suis épuisée de vivre dans un système de domination, de compétition qui oppresse aussi bien les humain.e.s que la nature et les espèces vivantes qui l’habitent. Je suis une professeure de yoga en colère. Ce n’est pas incompatible. La vraie question que je me pose aujourd’hui est plutôt : comment ne pas l’être ? Je ne veux pas taire cette colère, elle est saine, elle me nourrit et me permet d’agir, à mon échelle pour changer le monde. Car il est bien question de ça aujourd’hui : changer le monde. 

Convaincue que tout est politique, il me semble primordial aujourd’hui de m’inscrire dans un projet collectif  et de proposer un yoga dont l’objectif ne sera pas esthétique. Proposer un espace pour se connecter à soi et aux autres, se rencontrer soi-même pour mieux rencontrer l’autre. Je propose un yoga dans un espace inclusif, qui s’adresse à tout le monde, à tous les corps dans leur plus belle singularité, dans un esprit militant et engagé, au service de chacun.e ET du collectif. 

 

« L’époque n’est pas au réconfort et aux promesses, les enjeux sont trop élevés ; nous sommes en train de jouer avec des formes de mort peut-être irréversibles, et nul ne peut encore savoir comment les choses tourneront. Donnons-nous la main, car nous sommes dans le cercle de la renaissance. S’il doit y avoir un renouveau, il commence avec nous. Nous pouvons nous toucher – à travers ces mots, à travers ces pages. Nous pouvons connaitre l’obscur et en rêver une nouvelle image. L’image de la vie, ami.e.s.x, l’image d’une source ».  Starhawk, Rêver l’obscur, 1982.

 


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